Sauver la terre en mangeant « local» et de «saison »

terre-1Quoi de mieux que la journée de la terre pour se demander ce que nous pouvons faire, comme simple citoyen, pour améliorer un tant soit peu cette belle planète. Lorsque l’on cuisine, notre matière première c’est évidemment la nourriture. Abondante en tout temps dans notre société, nous ne nous demandons plus d’où provient celle-ci. Urbains que nous sommes, nous avons peu à peu perdu la notion des saisons, habitués d’avoir une panoplie de fruits et légumes offerts en épicerie à longueur d’année. Ces produits ont souvent parcouru des kilomètres, n’ont pas été cueillis à maturité et ont été bourrés de pesticides pour parvenir jusqu’à nous. Ce type de commerce est polluant alors que nous avons le pouvoir d’améliorer les choses en achetant des fruits et légumes de saison à la texture parfaite regorgeant de saveurs et cultivés par les  producteurs agricoles du Québec.

Heureusement, des alternatives existent pour qui veux améliorer la terre en mangeant davantage local : faire son jardin pour cultiver une partie de ses aliments, faire pousser nos propres fines herbes, laitues, carottes, planter des arbres et arbustes fruitiers, des conserves à l’automne afin d’en profiter à l’année. Bref, vivre au fil des saisons. Pour ceux qui n’ont ni l’espace ni le temps à consacrer à jardiner, il existe une solution : acheter directement auprès des producteurs agricoles. Ils sont plus de 500 dans la seule région métropolitaine de Québec. Nous habitons à côté d’un des plus beaux joyaux agricoles de tout le Québec : l’Île-d’Orléans dont la réputation n’est plus à faire, profitons-en !

Voici au moins 5 façons d’acheter directement auprès des producteurs agricoles :

1. S’abonner aux paniers « bio » de fruits et légumes du réseau de fermiers de famille d’Équiterre
Ces paniers sont pour plusieurs la meilleure façon de s’approvisionner en produits frais puisque le réseau dispose de plusieurs « points de chute » près du travail ou du domicile (plus de 50 sur le territoire de la région métropolitaine de Québec). Ils nous permettent semaine après semaine de découvrir de nouveaux légumes et sont souvent accompagnés de recettes. Avec cette formule, nous avons généralement la possibilité d’échanger un ou deux légumes contre d’autres de notre choix. Il faut toutefois porter attention car les fermes que l’on y retrouve sont « bio », mais pas nécessairement « locaux ». Les productions maraîchères Clément Roy de Donnacona et la ferme St-Achilée de Château-Richer sont celles qui offrent le plus de points de chutes sur le territoire.

2. S’abonner à des paniers « à la carte » de producteurs
Cette formule existe peu dans la région métropolitaine de Québec, mais offre une grande souplesse puisque l’on compose notre panier avec les produits proposés sur le site internet du producteur. Deux fermes offrent ce type de service sur le territoire : il s’agit de la ferme Poulin-Turcotte à Sainte-Famille sur l’île-d’Orléans (qui propose des points de chute) et les Jardins de Saint-Augustin à Saint-Augustin-de-Desmaures (on doit aller chercher notre panier à la ferme).

3. Commander directement sur internet par le biais de marchés en ligne
Un peu partout au Québec, il existe des « marchés de solidarité ». Ce sont des regroupements de producteurs qui offrent leurs produits en ligne. À Québec, c’est le marché de proximité de Québec qui joue ce rôle. Fort pratique, ces achats en ligne permettent de choisir ce que l’on veut, on y retrouve beaucoup de produits transformés et du terroir fort intéressants (farine, confitures, etc.). Le seul inconvénient, à mon avis, c’est qu’il y a un seul point de chute pour récupérer ses produits. Avec la congestion routière et le manque de temps, ce n’est pas toujours possible.

4. Acheter nos produits dans les marchés publics
Lors de la belle saison, quoi de mieux que de se promener à travers les étals de fruits et légumes offerts par nos producteurs dans les marchés publics. La région métropolitaine de Québec compte six marchés publics : Vieux-Port de Québec, Sainte-Foy, Stoneham, Val-Bélair, Beaupré, Lévis. Le seul bémol : il faut faire attention aux « revendeurs » et certains produits ne sont pas « locaux ».

5. Acheter dans les kiosques à la ferme et/ou pratiquer l’autocueillette à la ferme
La Côte-de-Beaupré, l’île-d’Orléans, le chemin de la fraîcheur à Lévis sont tous des endroits dans la région où l’on retrouve une concentration élevée de fermes permettant l’autocueillette de fraises, de bleuets, de citrouilles, de pommes, etc. et offrant des produits frais dans leurs kiosques en bordure de la route. Un dimanche à la campagne n’est jamais aussi réussi que lorsque l’on revient les mains pleines avec des produits frais, santé, du terroir, façonné par des gens de chez nous. C’est fou les découvertes que l’on peut y faire (cassis, moutardes, etc.).

Oui, mais ça coûte cher…
Cet argument ne vaut plus puisqu’acheter directement du producteur élimine les intermédiaires. Les prix s’équivalent à bien des égards en plus de gagner en goût et en fraîcheur. De toute façon, mettre de l’argent sur notre santé en encourageant les producteurs d’ici sera toujours plus gagnant qu’en mettre sur notre automobile ou nos vêtements, tout dépend de nos priorités et de nos choix…

Et la viande dans tout ça…
Il est possible d’acheter sa viande directement du producteur. Le réseau Équiterre propose sept fermes d’élevage certifiées bio. Aussi, de plus en plus de fermes offrent la possibilité d’acheter directement leur viande, précoupée, emballée sous vide et livrée directement à la maison. Que demander de plus ? Pour en avoir pour son argent, la meilleure formule est d’acheter en grande quantité et de se faire des réserves ou de se former un groupe de 2-3 familles et séparer le lot. Internet permet le contact direct entre le consommateur et le producteur, à nous d’en profiter.

En bref, « manger local » permet de :
• Retrouver un lien au temps, aux saisons, aux saveurs;
• Mieux s’alimenter et manger frais. Les produits locaux sont plus savoureux, meilleurs au goût et plus nutritifs;
• Avoir un contact direct avec le producteur et ainsi connaitre la provenance de sa nourriture;
• Contribuer au développement économique de sa région;
• Réduire sa consommation d’énergie. La diminution de la distance entre le producteur et le consommateur permet de réduire la consommation d’énergie associée au transport et à l’entreposage et réduit notre impact sur la pollution de l’air et les changements climatiques. Bref, faire du bien à la terre…

Des hyperliens pour aller plus loin…
http://equiterre.org/sites/fichiers/calendrier-des-disponibilites-des-fruits-et-legumes_0.pdf
http://www.equiterre.org/solution/paniers-bio
http://www.marchequebec.org/
http://www.autocueillette.com/
http://www.parcoursgourmand.com/fra/
http://www.venezygouter.com/accueil
http://www.archambault.ca/productBook:ACH002663193-cuisine-locale-quatre-saisons-ACH002663193-fr-pr

Et pour la réflexion, ces deux excellents livres qui réveillent la « conscience » :
« L’envers de l’assiette et quelques idées pour la remettre à l’endroit » de Laure Waridel
http://www.ecosociete.org/t146.php
« Goût du monde ou saveurs locales » d’Hélène Raymond
http://www.archambault.ca/helene-raymond-gout-du-monde-ou-saveurs-locales-JLI2524807-fr-pr

 

 

 

3 réflexions sur “Sauver la terre en mangeant « local» et de «saison »

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